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comm_sci [2016/03/17 18:47]
cedric [Structurer sa présentation]
comm_sci [2016/04/15 18:10] (current)
cedric [Comment donner une bonne présentation scientifique]
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 Développé par : [[[email protected]|Cédric Frenette Dussault, PhD]] Développé par : [[[email protected]|Cédric Frenette Dussault, PhD]]
  
-Dernière mise à jour : 17 mars 2016\\+Dernière mise à jour : 15 avril 2016\\
  
 **Résumé** **Résumé**
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 Lorsqu'​on identifie les idées principales d'une présentation,​ il n’est pas nécessaire d'​écrire un texte complet; il faut plutôt identifier les idées importantes qui doivent être abordées durant la présentation. Il est important de bien faire le tri entre ce qui est nécessaire à la compréhension et ce qui ne l’est pas. Les présentateurs ont souvent de la difficulté à faire ce tri (//i.e.// ils incluent trop de détails!) et ils font l'​erreur d'​aborder tout ce qu'ils savent lors d'une présentation. Comment ne pas saturer l'​auditoire en présentant de la sorte ? Lorsqu'​on identifie les idées principales d'une présentation,​ il n’est pas nécessaire d'​écrire un texte complet; il faut plutôt identifier les idées importantes qui doivent être abordées durant la présentation. Il est important de bien faire le tri entre ce qui est nécessaire à la compréhension et ce qui ne l’est pas. Les présentateurs ont souvent de la difficulté à faire ce tri (//i.e.// ils incluent trop de détails!) et ils font l'​erreur d'​aborder tout ce qu'ils savent lors d'une présentation. Comment ne pas saturer l'​auditoire en présentant de la sorte ?
  
-Lorsque les idées principales ont été identifiées,​ il faut les relier entre elles de manière logique, que ce soit de manière chronologique,​ par problème-solution ou par déduction. C’est souvent la partie la plus difficile, car il faut que les transitions se fassent de manière naturelle, //i.e.// que l’auditoire ne soit pas dérouté d’une diapositive à l’autre. Il n'y a pas de recette miracle pour structurer les idées : il faut y réfléchir longuement ! Je vous propose tout de même une manière de procéder : identifier un message principal, une question associée et un résultat marquant faisant le lien entre les deux. Vous devez d'​abord identifier l'​idée principale de la présentation,​ c'​est-à-dire ce que les gens devraient se rappeler après vous avoir entendu. Si vous commencez en identifiant cette idée, vous vous assurez que la présentation soit basée sur celle-ci et de ne pas trop vous étendre. Lorsque vous êtes convaincus d'​avoir identifié le message principal (un seul et pas plusieurs !), la question associée à ce message devrait être plus simple à formuler. Cette question sert de point de départ et permet de justifier le travail accompli. La question doit être intéressante et un peu intrigante pour que l'​auditoire soit intéressé dès le début. Ensuite, il faut ajouter un résultat marquant qui puisse faire le lien entre la question et le message principal. Si vous n'​êtes pas capables d'​identifier un résultat pouvant faire le lien, votre idée principale ou votre question est peut-être mal formulée. Finalement, lorsque ces trois éléments sont bien définis, il ne reste plus qu'à ajouter une mise en contexte, quelques détails méthodologiques pour obtenir le résultat et une analyse des résultats. Voilà une structure simple et efficace ! La figure suivante illustre cette façon de faire.+Lorsque les idées principales ont été identifiées,​ il faut les relier entre elles de manière logique, que ce soit de manière chronologique,​ par problème-solution, en regroupant les parties similaires ensemble ​ou par déduction. C’est souvent la partie la plus difficile, car il faut que les transitions se fassent de manière naturelle, //i.e.// que l’auditoire ne soit pas dérouté d’une diapositive à l’autre. Il n'y a pas de recette miracle pour structurer les idées : il faut y réfléchir longuement ! Je vous propose tout de même une manière de procéder : identifier un message principal, une question associée et un résultat marquant faisant le lien entre les deux. Vous devez d'​abord identifier l'​idée principale de la présentation,​ c'​est-à-dire ce que les gens devraient se rappeler après vous avoir entendu. Si vous commencez en identifiant cette idée, vous vous assurez que la présentation soit basée sur celle-ci et de ne pas trop vous étendre. Lorsque vous êtes convaincus d'​avoir identifié le message principal (un seul et pas plusieurs !), la question associée à ce message devrait être plus simple à formuler. Cette question sert de point de départ et permet de justifier le travail accompli. La question doit être intéressante et un peu intrigante pour que l'​auditoire soit intéressé dès le début. Ensuite, il faut ajouter un résultat marquant qui puisse faire le lien entre la question et le message principal. Si vous n'​êtes pas capables d'​identifier un résultat pouvant faire le lien, votre idée principale ou votre question est peut-être mal formulée. Finalement, lorsque ces trois éléments sont bien définis, il ne reste plus qu'à ajouter une mise en contexte, quelques détails méthodologiques pour obtenir le résultat et une analyse des résultats. Voilà une structure simple et efficace ! La figure suivante illustre cette façon de faire.
  
 {{structure_presentation.png?​400|Pour que l'​arrangement des idées entre elles soit plus facile, il faut d'​abord identifier l'​idée la plus importante que l'​auditoire devrait retenir. Ceci aide à formuler une question en lien avec cette idée. Finalement, pour relier la question au message, ça prend un lien logique qui est souvent un résultat marquant.}} {{structure_presentation.png?​400|Pour que l'​arrangement des idées entre elles soit plus facile, il faut d'​abord identifier l'​idée la plus importante que l'​auditoire devrait retenir. Ceci aide à formuler une question en lien avec cette idée. Finalement, pour relier la question au message, ça prend un lien logique qui est souvent un résultat marquant.}}
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 ===== Inverser sa structure pour un auditoire non scientifique ===== ===== Inverser sa structure pour un auditoire non scientifique =====
  
-Lorsqu'​un scientifique s'​adresse à un public non scientifique,​ dans le cadre d'une conférence grand public ou durant un bulletin de nouvelles télévisé par exemple, celui-ci doit accorder une très grande importance à la structure de son propos s'il veut communiquer ses informations efficacement. Plusieurs façons de faire, tout à fait acceptables lorsqu'​on discute avec des collègues scientifiques,​ sont problématiques lorsqu'​on s'​adresse à un auditoire non scientifique. Les scientifiques ont souvent tendance à s'​intéresser à ce qui n'est pas (encore) connu au lieu de ce qui est bien établi. Ceci est tout à fait approprié dans un contexte de recherche scientifique,​ mais pas pour une conférence grand public. Un auditoire généraliste a besoin d'une bonne mise en contexte en plus qu'on lui explique les bases de la science. L'​utilisation d'​exemples,​ de points de repère et d'​images ​sont nécessaires ​pour qu'une personne sans formation scientifique puisse se figurer de manière simple des concepts scientifiques complexes. Une autre erreur courante est d'​aborder trop d'​éléments à la fois. C'est beaucoup plus difficile pour le grand public de discerner ce qui est le plus important à travers une multitude d'​informations scientifiques. C'est pourquoi les scientifiques devraient s'en tenir à l'​essentiel dans un tel contexte. Il ne faut pas non plus hésiter à signaler, voire répéter, ce qui est important. De cette manière, la compréhension en est facilitée. Finalement, il faut porter attention au vocabulaire utilisé. Il est préférable d'​utiliser un langage simple, mais compris de tous, pour mieux communiquer un message. Il faut éviter tout jargon scientifique. Par exemple, il est préférable de dire "​causé par les humains"​ plutôt que "​d'​origine anthropogénique"​ et "qui changent au fil du temps et de l'​espace"​ plutôt que "​variations spatio-temporelles"​.+Lorsqu'​un scientifique s'​adresse à un public non scientifique,​ dans le cadre d'une conférence grand public ou durant un bulletin de nouvelles télévisé par exemple, celui-ci doit accorder une très grande importance à la structure de son propos s'il veut communiquer ses informations efficacement. Plusieurs façons de faire, tout à fait acceptables lorsqu'​on discute avec des collègues scientifiques,​ sont problématiques lorsqu'​on s'​adresse à un auditoire non scientifique. Les scientifiques ont souvent tendance à s'​intéresser à ce qui n'est pas (encore) connu au lieu de ce qui est bien établi. Ceci est tout à fait approprié dans un contexte de recherche scientifique,​ mais pas pour une conférence grand public. Un auditoire généraliste a besoin d'une bonne mise en contexte en plus qu'on lui explique les bases de la science. L'​utilisation d'​exemples,​ de points de repère et d'​images ​est nécessaire ​pour qu'une personne sans formation scientifique puisse se figurer de manière simple des concepts scientifiques complexes. Une autre erreur courante est d'​aborder trop d'​éléments à la fois. C'est beaucoup plus difficile pour le grand public de discerner ce qui est le plus important à travers une multitude d'​informations scientifiques. C'est pourquoi les scientifiques devraient s'en tenir à l'​essentiel dans un tel contexte. Il ne faut pas non plus hésiter à signaler, voire répéter, ce qui est important. De cette manière, la compréhension en est facilitée. Finalement, il faut porter attention au vocabulaire utilisé. Il est préférable d'​utiliser un langage simple, mais compris de tous, pour mieux communiquer un message. Il faut éviter tout jargon scientifique. Par exemple, il est préférable de dire "​causé par les humains"​ plutôt que "​d'​origine anthropogénique"​ et "qui changent au fil du temps et de l'​espace"​ plutôt que "​variations spatio-temporelles"​.
  
 Pour vous en convaincre, consultez divers communiqués de presse. Vous verrez que la structure est adaptée à un auditoire non scientifique et diffère grandement de la structure scientifique habituelle. La figure suivante, tirée de la revue //Physics Today//, illustre ce concept. Les scientifiques ont l'​habitude de commencer par une mise en contexte détaillée suivie des détails méthodologiques,​ des résultats et de la conclusion. Pour un auditoire non scientifique,​ il faut inverser cette structure : on doit commencer par ce qui le plus marquant ! Ensuite, il faut expliquer pourquoi cette information est importante, mais pas d'un point de vue scientifique. Il faut la mettre dans un contexte qui permette à l'​auditoire de réaliser quels en sont les impacts concrets (économiques,​ sociaux, politiques, éthiques) pour lui, son entourage ou son mode de vie. Finalement, on termine avec quelques détails qui permettent de préciser ce qui est présenté. Cette structure a l'​avantage de ne pas attendre jusqu'​à la fin pour identifier ce qui est important et ce que ça implique. Pour vous en convaincre, consultez divers communiqués de presse. Vous verrez que la structure est adaptée à un auditoire non scientifique et diffère grandement de la structure scientifique habituelle. La figure suivante, tirée de la revue //Physics Today//, illustre ce concept. Les scientifiques ont l'​habitude de commencer par une mise en contexte détaillée suivie des détails méthodologiques,​ des résultats et de la conclusion. Pour un auditoire non scientifique,​ il faut inverser cette structure : on doit commencer par ce qui le plus marquant ! Ensuite, il faut expliquer pourquoi cette information est importante, mais pas d'un point de vue scientifique. Il faut la mettre dans un contexte qui permette à l'​auditoire de réaliser quels en sont les impacts concrets (économiques,​ sociaux, politiques, éthiques) pour lui, son entourage ou son mode de vie. Finalement, on termine avec quelques détails qui permettent de préciser ce qui est présenté. Cette structure a l'​avantage de ne pas attendre jusqu'​à la fin pour identifier ce qui est important et ce que ça implique.
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 Afin d'​améliorer la façon dont vous concevez les diapositives d'une présentation scientifique,​ je vous suggère d'​utiliser le modèle "​Affirmation/​Démonstration"​ (AD). Le principe est simple : on combine une phrase explicite avec une preuve visuelle. Ce modèle a été développé par Michael Alley, professeur associé en ingénierie au Pennsylvania State University, dans le but d'​améliorer les pratiques courantes de présentations scientifiques. Afin d'​améliorer la façon dont vous concevez les diapositives d'une présentation scientifique,​ je vous suggère d'​utiliser le modèle "​Affirmation/​Démonstration"​ (AD). Le principe est simple : on combine une phrase explicite avec une preuve visuelle. Ce modèle a été développé par Michael Alley, professeur associé en ingénierie au Pennsylvania State University, dans le but d'​améliorer les pratiques courantes de présentations scientifiques.
  
-L'​image ci-dessous illustre la structure générale du modèle AD. Tout d'​abord,​ on écrit **UNE** idée principale (//i.e.// l'​affirmation) sous forme de phrase dans le coin supérieur gauche. Le texte, aligné à gauche, doit idéalement tenir sur une ligne, mais ne doit pas dépasser deux lignes. L'​idée présentée doit être claire, précise et brève : on évite donc les titres peu explicites tels que "mise en contexte",​ "​résultats"​ ou "​théorie"​. Le but de cette phrase est que l'​auditoire comprenne rapidement de quoi il est question afin de pouvoir se concentrer sur les explications que le présentateur donne à propos de l'​image. Il n'est pas nécessaire d'​avoir une taille de police excessivement grande. Une taille d'​environ 28 est généralement suffisante pour que les gens au fond d'une salle puisse lire et pour éviter de prendre trop de place sur la diapositive. On choisit une police sans empattement (//i.e.// //sans serif font//). On place ensuite une preuve visuelle qui vient appuyer l'​affirmation : ce peut être une image, une figure, un schéma, un graphique ou même un tableau. Cette preuve visuelle doit être en lien direct avec la phrase située juste au-dessus.+L'​image ci-dessous illustre la structure générale du modèle AD. Tout d'​abord,​ on écrit **UNE** idée principale (//i.e.// l'​affirmation) sous forme de phrase dans le coin supérieur gauche. Le texte, aligné à gauche, doit idéalement tenir sur une ligne, mais ne doit pas dépasser deux lignes. L'​idée présentée doit être claire, précise et brève : on évite donc les titres peu explicites tels que "mise en contexte",​ "​résultats"​ ou "​théorie"​. Le but de cette phrase est que l'​auditoire comprenne rapidement de quoi il est question afin de pouvoir se concentrer sur les explications que le présentateur donne à propos de l'​image. Il n'est pas nécessaire d'​avoir une taille de police excessivement grande. Une taille d'​environ 28 est généralement suffisante pour que les gens au fond d'une salle puisse lire et pour éviter de prendre trop de place sur la diapositive. On choisit une police sans empattement (//i.e.// //sans serif font//), car c'est plus facile à lire sur un écran. On place ensuite une preuve visuelle qui vient appuyer l'​affirmation : ce peut être une image, une figure, un schéma, un graphique ou même un tableau. Cette preuve visuelle doit être en lien direct avec la phrase située juste au-dessus.
  
 {{modele AD.png?​500|Voici la structure générale du modèle Affirmation/​Démonstration.}} {{modele AD.png?​500|Voici la structure générale du modèle Affirmation/​Démonstration.}}
  
-C'est une technique efficace et très simple, mais ça demande des efforts pour bien la maîtriser. On doit éviter de retomber dans la mauvaise habitude de mettre trop de texte sur les diapositives. L'​exemple suivant montre la même diapositive avant et après avoir employé le modèle AD. La diapositive de gauche donne l'​impression de servir d'​aide-mémoire au présentateur. Une telle pratique incite celui qui présente à lire les éléments qui se trouvent sur la diapositive sans vraiment chercher à expliquer l'​idée principale. Ceci est un échec du point de vue de la communication. Rappelez-vous que l'​intérêt de faire une présentation orale est de transmettre de l'​information à un auditoire. Agencés de la sorte, les éléments ne montrent aucunement le principe qu'on souhaite expliquer (ici, le filtrage environnemental par les traits fonctionnels). De plus, l'​image n'​apporte rien à la compréhension : c'est plutôt une distraction ! La diapositive de droite, après avoir été mise au format du modèle AD, est beaucoup plus appropriée pour l'​auditoire. La phrase est explicite et brève et le schéma démontre clairement le principe de filtrage environnemental. La flèche illustre bien que le processus se produit du pool régional à la communauté locale. Un tel schéma facilite grandement la compréhension : l'​auditoire va pouvoir lire la phrase rapidement pour ensuite se concentrer sur les explications concernant le schéma. Plus besoin d'​alterner entre ce que dit le présentateur et ce qui est écrit sur la diapositive !+C'est une technique efficace et très simple, mais ça demande des efforts pour bien la maîtriser. On doit éviter de retomber dans la mauvaise habitude de mettre trop de texte sur les diapositives. L'​exemple suivant montre la même diapositive avant et après avoir employé le modèle AD. La diapositive de gauche donne l'​impression de servir d'​aide-mémoire au présentateur. Une telle pratique incite celui qui présente à lire les éléments qui se trouvent sur la diapositive sans vraiment chercher à expliquer l'​idée principale. Ceci est un échec du point de vue de la communication. Rappelez-vous que l'​intérêt de faire une présentation orale est de transmettre de l'​information à un auditoire. Agencés de la sorte, les éléments ne montrent aucunement le principe qu'on souhaite expliquer (ici, le filtrage environnemental ​des espèces ​par les traits fonctionnels). De plus, l'​image n'​apporte rien à la compréhension : c'est plutôt une distraction ! La diapositive de droite, après avoir été mise au format du modèle AD, est beaucoup plus appropriée pour l'​auditoire. La phrase est explicite et brève et le schéma démontre clairement le principe de filtrage environnemental. La flèche illustre bien que le processus se produit du pool régional à la communauté locale. Un tel schéma facilite grandement la compréhension : l'​auditoire va pouvoir lire la phrase rapidement pour ensuite se concentrer sur les explications concernant le schéma. Plus besoin d'​alterner entre ce que dit le présentateur et ce qui est écrit sur la diapositive !
  
 {{mauvaise diapo.png?​400|Un exemple typique de diapositive peu efficace.}} {{bonne diapo.png?​400|On peut grandement améliorer la compréhension en utilisant le modèle Affirmation/​Démonstration.}} {{mauvaise diapo.png?​400|Un exemple typique de diapositive peu efficace.}} {{bonne diapo.png?​400|On peut grandement améliorer la compréhension en utilisant le modèle Affirmation/​Démonstration.}}
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 La répétition fait référence à des éléments du design qui reviennent régulièrement tout au long la présentation. Par exemple, si vous utilisez le modèle AD pour vos diapositives,​ c'est une forme de répétition qui donne de la cohérence et de l'​uniformité à la présentation (une bonne chose pour la crédibilité). Ça peut également être un élément visuel qui se répète durant la présentation,​ comme la couleur de fond des diapositives ou un schéma qui rappelle un élément important. La répétition fait référence à des éléments du design qui reviennent régulièrement tout au long la présentation. Par exemple, si vous utilisez le modèle AD pour vos diapositives,​ c'est une forme de répétition qui donne de la cohérence et de l'​uniformité à la présentation (une bonne chose pour la crédibilité). Ça peut également être un élément visuel qui se répète durant la présentation,​ comme la couleur de fond des diapositives ou un schéma qui rappelle un élément important.
  
-L'​alignement permet de créer un lien visuel entre les différents éléments d'une diapositive. Ceci permet de mieux organiser les éléments de la diapositive. Aligner le texte à gauche ou placer plusieurs images sur une grille imaginaire sont des exemples d'​alignement.+L'​alignement permet de créer un lien visuel entre les différents éléments d'une diapositive. Ceci permet de mieux organiser les éléments de la diapositive ​pour créer un tout harmonieux. Aligner le texte à gauche ou placer plusieurs images sur une grille imaginaire sont des exemples d'​alignement.
  
 La proximité entre les éléments sur une diapositive permet à l'​auditoire de rapidement identifier ce qui fait partie d'un groupe et ce qui n'en fait pas partie. La proximité aide à organiser l'​information d'une manière cohérente. La proximité entre les éléments sur une diapositive permet à l'​auditoire de rapidement identifier ce qui fait partie d'un groupe et ce qui n'en fait pas partie. La proximité aide à organiser l'​information d'une manière cohérente.
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 En appliquant ces principes, on augmente la valeur esthétique de la présentation. Bien sûr, ces principes ne sont pas absolus et il peut être utile dans certains cas de ne pas les respecter. Il faut toutefois les connaître pour pouvoir consciemment les modifier. Voici un exemple d'une diapositive ne respectant pas ces principes accompagnée de la même diapositive "​corrigée"​ : En appliquant ces principes, on augmente la valeur esthétique de la présentation. Bien sûr, ces principes ne sont pas absolus et il peut être utile dans certains cas de ne pas les respecter. Il faut toutefois les connaître pour pouvoir consciemment les modifier. Voici un exemple d'une diapositive ne respectant pas ces principes accompagnée de la même diapositive "​corrigée"​ :
  
-{{mauvais_design.png?​400|Cette diapositive est remplie d'​erreurs de design : les images sont de tailles différentes,​ ne sont pas alignées et se superposent n'​importe comment. Le texte accompagnant chaque image n'est pas placé de la même façon}} {{bon_design.png?​400|Cette diapositive est beaucoup mieux : les images sont de la même taille et sont alignées selon une grille horizontale. Le texte de chaque image est aligné de la même façon. Le résultat est beaucoup plus professionnel.}}+{{mauvais_design.png?​400|Cette diapositive est remplie d'​erreurs de design : les images sont de tailles différentes,​ ne sont pas alignées et se superposent n'​importe comment. Le texte accompagnant chaque image n'est pas placé de la même façon.}} {{bon_design.png?​400|Cette diapositive est beaucoup mieux : les images sont de la même taille et sont alignées selon une grille horizontale. Le texte de chaque image est aligné de la même façon. Le résultat est beaucoup plus professionnel.}}
  
 Les logiciels de présentation incluent plusieurs options graphiques dont les animations et les gabarits (//i.e.// //​templates//​). Ces options sont à éviter ! Les gabarits sont généralement très laids et les animations sont quétaines. Bref, ça n'​apporte rien à la compréhension et ça diminue la crédibilité du présentateur. La seule animation acceptable est l'​apparition directe lorsqu'​on veut, par exemple, présenter plusieurs éléments sans les montrer tous en même temps : on les fait apparaître successivement (sans spirale ou changement dans la taille du texte). Les logiciels de présentation incluent plusieurs options graphiques dont les animations et les gabarits (//i.e.// //​templates//​). Ces options sont à éviter ! Les gabarits sont généralement très laids et les animations sont quétaines. Bref, ça n'​apporte rien à la compréhension et ça diminue la crédibilité du présentateur. La seule animation acceptable est l'​apparition directe lorsqu'​on veut, par exemple, présenter plusieurs éléments sans les montrer tous en même temps : on les fait apparaître successivement (sans spirale ou changement dans la taille du texte).
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 ===== Un auditoire difficile ===== ===== Un auditoire difficile =====
  
-Il se peut que vous deviez donner une présentations ​à un auditoire difficile, voire réfractaire à vos propos. Par exemple, imaginez que vous devez donner une présentation à des usagers d’un territoire et vous leur dites qu’il faut limiter l’accès à ce territoire pour des raisons de conservation. Si vous commencez la présentation d'​emblée en leur annonçant qu'ils ne pourront plus avoir accès à certaines zones du territoire pour la conservation d'une espèce menacée, vous ne pourrez jamais créer un lien avec l'​auditoire. Dans un cas comme celui-là, il est préférable d'​adopter une approche déductive, c'​est-à-dire d'​inverser la structure affirmation/​démonstration expliquée précédemment. Vous devez amener des éléments de preuve, sans nécessairement dévoiler votre point de vue, qui vous permettent de conclure que ce vous proposez est la bonne solution, voire la seule solution possible. Il faut que les gens puissent comprendre le raisonnement qui vous a mené à votre conclusion. Vous devez aussi montrer que vous comprenez le point de vue adverse afin de pouvoir peser le pour et le contre de chaque point de vue. Tout ceci vous donnera une meilleure crédibilité aux yeux de l'​auditoire. Bien sûr, ce n'est pas une recette miracle et vous ne pourrez pas convaincre tout le monde à chaque fois, mais vous aurez au moins fait l'​effort de comprendre un point de vue différent et de convaincre un auditoire qui n'​était pas "​gagné d'​avance"​.+Il se peut que vous deviez donner une présentation ​à un auditoire difficile, voire réfractaire à vos propos. Par exemple, imaginez que vous devez donner une présentation à des usagers d’un territoire et vous leur dites qu’il faut limiter l’accès à ce territoire pour des raisons de conservation. Si vous commencez la présentation d'​emblée en leur annonçant qu'ils ne pourront plus avoir accès à certaines zones du territoire pour la conservation d'une espèce menacée, vous ne pourrez jamais créer un lien avec l'​auditoire. Dans un cas comme celui-là, il est préférable d'​adopter une approche déductive, c'​est-à-dire d'​inverser la structure affirmation/​démonstration expliquée précédemment. Vous devez amener des éléments de preuve, sans nécessairement dévoiler votre point de vue, qui vous permettent de conclure que ce vous proposez est la bonne solution, voire la seule solution possible. Il faut que les gens puissent comprendre le raisonnement qui vous a mené à votre conclusion. Vous devez aussi montrer que vous comprenez le point de vue adverse afin de pouvoir peser le pour et le contre de chaque point de vue. Tout ceci vous donnera une meilleure crédibilité aux yeux de l'​auditoire. Bien sûr, ce n'est pas une recette miracle et vous ne pourrez pas convaincre tout le monde à chaque fois, mais vous aurez au moins fait l'​effort de comprendre un point de vue différent et de convaincre un auditoire qui n'​était pas "​gagné d'​avance"​.
 ===== Le stress de parler en public ===== ===== Le stress de parler en public =====
  
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   * Bien dormir la veille : ça ne donne rien de travailler sur une présentation jusqu’à la dernière minute. C'est préférable d'​être bien reposé avant de donner une présentation.   * Bien dormir la veille : ça ne donne rien de travailler sur une présentation jusqu’à la dernière minute. C'est préférable d'​être bien reposé avant de donner une présentation.
   * Tendre et détendre ses muscles : ça permet de diminuer le niveau d’adrénaline juste avant de commencer une présentation. Un peu avant de prendre place devant un groupe, contractez et relâchez les muscles de vos jambes et de vos bras.   * Tendre et détendre ses muscles : ça permet de diminuer le niveau d’adrénaline juste avant de commencer une présentation. Un peu avant de prendre place devant un groupe, contractez et relâchez les muscles de vos jambes et de vos bras.
 +  * Éviter les stimulants : si vous êtes nerveux de nature, évitez le café. De plus, si vous avez un estomac "​stressé",​ évitez de trop manger avant votre présentation.
  
 ==== Respirez ! ==== ==== Respirez ! ====
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 Comment s'​exercer à donner une présentation en modifiant la structure ? Comment s'​exercer à donner une présentation en modifiant la structure ?
-  * La présentation de type pecha kucha (mot japonais signifiant le bruit de la conversation) est une présentation comportant exactement 20 diapositives et chaque diapositive ne dure que 20 secondes. Ma thèse en 180 secondes est un autre exercice très formateur : vous devez décrire votre projet en 3 minutes avec une seule diapositive (aucun accessoire permis). Ces exercices vous forcent à identifier ce qui est le plus important. Si vous pouvez ​présentez ​votre sujet de recherche en fonction de ces contraintes,​ vous avez une bonne capacité d'​adaptation de la structure.+  * La présentation de type pecha kucha (mot japonais signifiant le bruit de la conversation) est une présentation comportant exactement 20 diapositives et chaque diapositive ne dure que 20 secondes. Ma thèse en 180 secondes est un autre exercice très formateur : vous devez décrire votre projet en 3 minutes avec une seule diapositive (aucun accessoire permis). Ces exercices vous forcent à identifier ce qui est le plus important ​pour la compréhension. Si vous pouvez ​présenter ​votre sujet de recherche en fonction de ces contraintes,​ vous avez une bonne capacité d'​adaptation de la structure.
  
 Où trouver de l'​inspiration pour nos propres présentations ? Où trouver de l'​inspiration pour nos propres présentations ?
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 Comment faire pour ne pas oublier d'​éléments majeurs ? Comment faire pour ne pas oublier d'​éléments majeurs ?
-  * Utilisez le mode "​Présentateur"​ de PowerPoint pour voir vos notes et le temps restant.+  * Utilisez le mode "​Présentateur"​ de PowerPoint pour voir vos notes, la diapositive suivante ​et le temps restant.
 ===== Aide-mémoire pour une présentation orale ===== ===== Aide-mémoire pour une présentation orale =====